28 mars 2007
Qui sont "les jeunes" ??
L'ancien et le nouveau ministre de l'Intérieur ont dénoncé les "jeunes" qui ont affronté les forces de l'ordre, dans la soirée de mardi, à la gare du Nord, à Paris, prenant la défense des policiers et appelant à des suites judiciaires "On a laissé faire n'importe quoi" "Je ne suis pas ministre de l'Intérieur, je ne sais pas dans le détail ce qui s'est passé, a rappelé le candidat 'à plein temps' de l'UMP, mais le principe, c'est quand même qu'on ne doit pas donner raison à celui qui veut passer sans billet et qui frappe un policier". "Le fossé qui se creuse, c'est entre cette pensée unique et des millions de gens qui se disent 'mais on marche à l'envers'. On brûle une voiture parce qu'on s'ennuie, il faut être du côté de ceux qui brûlent la voiture? On ne paie pas son billet parce qu'on a décidé de s'en moquer et de faire payer les autres à sa place. Faut-il être du côté des fraudeurs?" De son côté, son successeur place Beauveau a dit souhaiter que ces affrontements donnent lieu à des poursuites judiciaires. François Baroin a précisé que le voyageur contrôlé par des agents de la RATP, et interpellé, était "très défavorablement connu des services de police, puisqu'il a 22 affaires signalées". Le nouveau ministre en a profité pour louer le "grand sang-froid" des forces de l'ordre. "Je souhaite que l'autorité judiciaire puisse, au nom de la société, apporter les réponses les plus adaptées, parce que nous sommes dans une période sensible à quelques encablures d'une respiration démocratique où les Français vont faire leur choix", a conclu François Baroin, faisant allusion à la prochaine élection présidentielle. |
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"Il y a des millions de braves gens qui paient leur ticket chaque matin, qui doivent être respectés. Si la police n'est pas là pour faire régner un minimum d'ordre, quel est le rôle de la police, s'est-il interrogé. Pendant des années on n'a pas interpellé, pendant des années, on a fermé les yeux, pendant des années, on a laissé faire n'importe quoi".