29 novembre 2006
En Espagne, la majorité de gauche durcit la loi sur les mineurs délinquants
a majorité parlementaire espagnole de gauche vient de durcir la législation pénale applicable aux mineurs, qui avait été établie par la droite en 2000. Le principe de cette réforme, cinq ans après l'entrée en vigueur du texte précédent, était souhaité à droite comme à gauche.
Une série de crimes particulièrement violents commis par des mineurs et l'émergence, dans les médias, de certaines formes de délinquance jusqu'à présent mal prises en compte, comme les violences entre jeunes à l'école ou les infractions commises dans le cadre de bandes de jeunes, ont poussé le gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero à l'inscrire à son ordre du jour.
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Le nouveau texte ne modifie pas l'âge de la responsabilité pénale, qui avait été porté de 12 à 14 ans en 2000. En revanche, il exclut d'appliquer le régime pénal des mineurs aux jeunes majeurs de 18 à 21 ans, possibilité ouverte jusque-là dans le but de mieux traiter les primo délinquants, par opposition aux récidivistes.
Les mineurs délinquants condamnés à des peines privatives de liberté effectuent leur peine dans des centres prévus à cet effet. La loi en vigueur prévoit qu'ils y accomplissent l'intégralité de leur peine, même après leur majorité. La nouvelle loi permet aux juges d'application des peines de transférer, après leur majorité, les jeunes les plus difficiles de leur centre d'internement à une prison d'adulte. Après 21 ans, ce transfert devient la règle.
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Les parlementaires ont également voulu répondre à une préoccupation croissante en Espagne : les violences commises par des élèves contre leurs camarades dans le cadre scolaire. En octobre, le cas d'une jeune fille de 13 ans dont une jambe a été brisée par les violents coups que lui ont portés trois camarades avait soulevé une vive émotion. Il s'ajoutait à d'autres cas rendus publics, dont certains avaient été filmés à l'aide de téléphones portables.
10 novembre 2006
Des catholiques contre le Téléthon
es responsables catholiques du diocèse de Fréjus-Toulon vont-ils conseiller aux fidèles de ne pas participer aux manifestations et au financement du Téléthon des 8 et 9 décembre ? Dans une lettre de la commission bioéthique de ce diocèse, la collecte de fonds pour la recherche contre les maladies génétiques est qualifiée de "grand show médiatique" instaurant une "stratégie eugéniste" par le "tri sélectif des embryons". La commission assure qu'"il n'est plus possible de financer le Téléthon" et que les fidèles devraient réserver leur générosité à une "médecine éthique".
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"LOBBY SCIENTISTE"
L'auteur du texte, Pierre-Olivier Arduin, fustige "une stratégie eugéniste mise en scène de manière triomphale : les "bébéthons" - qui sont sains parce que n'ayant jamais été malades - ne sont que les survivants d'avortements programmés in vitro ou in utero". L'observatoire diocésain explique se placer dans la droite ligne du Saint-Siège et des déclarations du pape Benoît XVI sur la bioéthique.
L'éditorial du dernier numéro de La France catholique, un hebdomadaire qui touche une frange conservatrice de l'Eglise, reprend ces arguments et appelle à boycotter le prochain Téléthon. L'AFM y est accusée d'être devenue "un lobby scientiste performant" ayant notamment poussé le législateur à légaliser la pratique du diagnostic pré-implantatoire (DPI).
Il dénonce aussi le fait que les sommes recueillies aident à financer les travaux du professeur Marc Peschanski, qui a obtenu les premières autorisations de recherche sur les embryons humains. De son côté, la conférence épiscopale a indiqué, jeudi 9 novembre, qu'elle ne s'associait pas à ces démarches.
"Toutes ces initiatives prennent pour cible la pratique du DPI, observe Laurence Tiennot-Herment, présidente de l'AFM. Nous sommes une association laïque de 5 000 adhérents malades ou proches de malades. Nous respectons pleinement les choix individuels, et nous avons (...) toujours inscrit notre action dans le respect des lois en vigueur. Or, le législateur a, dès 1994, autorisé le DPI, qui a commencé à être mis en oeuvre en France en 1999 et qui est pris en charge par la Sécurité sociale. Les personnes qui lancent cet appel au boycott surfent sur la vague du Téléthon pour faire valoir leurs convictions. Pourquoi ne se sont-elles pas exprimées au moment du vote des lois de bioéthique de 1994 et de 2004 ?"

