25 septembre 2006
"Ils se sont déchaînés!"
Ludovic Aubriot, l'un des CRS victimes mardi soir d'un guet-apens tendu par une vingtaine de jeunes d'une cité de Corbeil-Essonnes, a reçu des journalistes dans sa chambre d'hôpital jeudi pour leur relater les faits :
"Ils se sont déchaînés!" : le capitaine Ludovic Aubriot, 37 ans dont 15 de police, a raconté jeudi à des journalistes le guet-apens dans lequel son collègue et lui sont tombés mardi soir dans la cité sensible des Tarterêts à Corbeil-Essonnes. Malgré plusieurs opérations délicates subies depuis mercredi, le CRS, allongé sur son lit, le visage très tuméfié, particulièrement touché à l'œil droit, un tendon sectionné au poignet droit, a raconté en pesant ses mots ces "minutes" de violence.
Quatre minutes d'acharnement
Son
collègue et lui, "en mission de lutte contre les violences urbaines,
supervisaient les effectifs CRS sur le département de l'Essonne". "Je
faisais le tour de l'ensemble de mes sections sur les trois secteurs
sensibles de Corbeil-Essonnes et, au moment où nous sommes passés, on a
subi le jet de deux projectiles", a poursuivi le capitaine. A peine les
deux policiers s'étaient-ils arrêtés "pour voir quelles étaient les
conséquences matérielles de ces tirs [qu']en trente secondes, une
vingtaine d'individus sont sortis des fourrés, très déterminés, et sont
venus en découdre". "On a subi de plein fouet cette agressivité, très
rapidement, je me suis retrouvé à à terre et, vous pouvez le voir même
si ça a bien désenflé depuis, les personnes se sont déchaînées", a-t-il
résumé.
Il estime à "au moins deux minutes" le temps pendant lequel il a été, ainsi que son collègue, roué de coups, particulièrement à la tête et au visage. Il leur aura fallu attendre "quatre minutes à partir du début des faits" pour que, alertés par une riveraine ayant assisté à la scène de sa fenêtre, "des renforts de ma compagnie arrivent". "Des minutes pendant lesquelles on est seuls et frappés."
"Un moral très bon"
Pour lui, le
guet-apens ne fait aucun doute : "Par rapport à la brièveté et à la
violence, je pense qu'il s'agissait d'une action concertée [de jeunes
gens] qui s'attendaient à voir passer une voiture de police ou de
pompiers ou d'un autre agent de l'Etat pour faire une action ciblée et,
bien évidemment, quand ils ont vu que l'on était que deux, ils se sont
acharnés."
Bien que "cette brièveté et cette soudaineté, sans signe avant-coureur particulier, nous [aient] choqués", Ludovic Aubriot a "un moral très bon". Même si "le citoyen que je suis est un peu révolté par cette haine qui s'est déchaînée sans raison", le policier reste déterminé à reprendre "très vite [son] métier": "J'ai hâte de retourner parmi les miens, dans mon unité au service du public et de la sécurité de nos concitoyens".
21 septembre 2006
Deux CRS attaqués dans l'Essonne

Victimes d'un guet-apens, deux CRS qui circulaient en voiture banalisée près de la cité des Tarterêts, à Corbeil-Essonnes, ont été frappés par une vingtaine de jeunes
Deux CRS ont été attaqués et blessés mardi soir par des jeunes à Corbeil-Essonnes, dans la banlieue sud de Paris. L'officier et le chauffeur étaient en patrouille dans le cadre de la lutte contre les violences urbaines quand leur voiture banalisée a été prise pour cible par une vingtaine de jeunes, qui ont apparemment surgi d'un fourré, au niveau de la cité des Tarterêts.
L'incident s'est produit vers 21h50. L'officier, qui souffre notamment d'une plaie à la tête et d'un hématome à l'œil, a dû être opéré en urgence dans un hôpital d'Evry. L'autre policier, qui a pris de nombreux coups, y est également soigné. Leur véhicule a été "sérieusement endommagé" et une enquête est en cours pour identifier leurs agresseurs.
Cet incident est intervenu au soir de la publication par le quotidien Le Monde d'extraits d'une note alarmante du préfet de Seine-Saint-Denis sur la situation dans cet autre département de la région parisienne.
19 septembre 2006
Les Français ont pris du poids
5,9 millions d'obèses, 13,9 millions de personnes en "surpoids": les Français grossissent plus vite qu'ils ne grandissent. Particulièrement touchés: les habitants du Nord, les moins nantis, les femmes...
La France grossit. Elle compte désormais près de 20 millions (19,81 millions) de gens en "surpoids". Parmi eux, 5,9 millions d'obèses, soit 2 347 000 de plus qu'il y a neuf ans. Entre 1997 et 2006, la population a grossi en moyenne de 2,1 kg et grandit de 0,4 cm, et son ventre s'est arrondi de 3,4 cm en moyenne. "L'enquête ObEpi 2006 chiffre l'effet générationnel, commente le Pr Arnaud Basdevant, spécialiste de la nutrition qui a coordonné l'étude avec le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste (Inserm). [...] Toutes les générations sont touchées, mais on devient obèse de plus en plus tôt, ce qui fait craindre des conséquences plus importantes et plus précoces pour les jeunes générations."
La fréquence de l'obésité, considérée comme une épidémie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), reste inversement proportionnelle aux revenus (près de 19% dispose de moins de 900 euros, 18% entre 2900 et 1200 euros, contre moins de 5% à partir de 5301 euros). Aucune région n'est épargnée par la progression de l'obésité mais le Nord reste la plus fortement touchée en 2006 (18,1%) suivie par l'Est (14,1%) et le Bassin Parisien (13,4%).
L'enquête ObEpi 2006, réalisée par TNS Healthcare Sofres auprès de 23 747 adultes (15 ans et plus) et financée par la firme Roche (Institut Roche de l'Obésité), est la quatrième après celles de 1997, 2000 et 2003. Si au cours des trois dernières années on constate une ébauche de ralentissement de la progression de l'obésité (+ 9,7% en 2006 par rapport à 2003 contre +17% entre 1997 et 2000 et entre 2000 et 2003), les formes graves progressent elles toujours régulièrement (de 0,3% en 1997 à 0,8% en 2006).
10% d'obèses à l'âge de 30 ans
"On voit de plus
en plus de formes majeures d'obésité, les plus dangereuses pour la
santé, en particulier chez les jeunes. Le système de santé doit
s'attendre à accueillir de plus en plus d'obésités graves, y compris
parmi les plus de 65 ans", avertit le Pr Basdevant. Selon le
Dr Charles, "pour la génération née à la fin des années 70, la
prévalence [fréquence] de 10% d'obèses sera atteinte vers l'âge de 30
ans, alors qu'une proportion similaire a été atteinte vers 45 ans pour
ceux nés dans les années 50 et vers 70 ans pour ceux nés dans les
années 20". L'obésité progresse plus vite chez les femmes, une
différence d'avec les hommes relevée essentiellement avant 45 ans.
En revanche, depuis trois ans, la fréquence du surpoids - hors obésité - se stabilise, mais concerne tout de même environ 13,9 millions de Français de 15 ans et plus (29,2% d'entre eux). L'augmentation du tour de taille, qui ne devrait pas excéder 100 cm pour les hommes et 90 pour les femmes, reflète une plus grande fréquence d'un excès de graisse abdominale, directement associé à un risque cardiovasculaire accru. Parmi les 65 ans et plus, la proportion d'obèses est plus importante que dans la population générale (16,5% contre 12,4%), même si elle diminue parmi les plus âgés (11,6% chez les 80 ans et plus). "Un obèse a dix fois plus de risque d'être traité pour trois facteurs de risques vasculaires (diabète, hypertension, anomalies des graisses du sang...) qu'une personne de poids normal", rappelle le Pr Basdevant.
14 septembre 2006
Les collégiens et les écoliers sont moins respectueux des règles
es
jeunes plus tolérants, plus solidaires qu'il y a dix ans, mais moins
respectueux de la loi. Tel est le constat d'une enquête réalisée par le
ministère de l'éducation nationale auprès de 30 000 élèves de CM2 (11
ans en moyenne) et de troisième (15 ans), qui rend compte de
l'évolution des attitudes des jeunes à l'égard de "la vie en société"
et de ses règles entre 1994 et 2005. L'étude dresse le portrait d'une
génération 2005 très sensible à la lutte contre les discriminations, à
l'écologie ou à la liberté d'expression, mais qui n'hésite pas à "prendre plus de libertés" avec la loi et la règle que ses prédécesseurs de 1994.
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De manière globale, les premiers éléments de l'enquête très ambitieuse conduite par la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) démentent l'idée d'une jeunesse sans valeurs et montrent des élèves "beaucoup plus raisonnables et rationnels qu'on ne veut bien le dire", selon le commentaire des responsables de l'étude.QUESTIONS "POLITIQUEMENT INCORRECTES"
Pour parvenir à ces résultats, les statisticiens de l'éducation nationale ne se sont pas appuyés sur des déclarations générales sur le racisme ou le sexisme, par exemple, mais ont interrogé les élèves de manière très concrète (au total, 89 questions pour les CM2, 131 pour les 3es). Ils ont comparé les réponses, anonymes, avec une enquête équivalente conduite en 1994.
Les élèves devaient donner leur avis ("normal", "pas très normal mais pas grave" ou "inacceptable", par exemple) sur des affirmations, dont une partie pouvaient paraître provocantes : "Certains pensent que les femmes doivent obéir aux hommes" ; "Certains disent qu'il n'y a que les Blancs qui peuvent être français" ; "Est-ce grave de télécharger de la musique ou des films illégalement sur Internet ?" ; "Il arrive que certains se marient avec quelqu'un qui n'a pas la même couleur de peau ou la même religion", etc.
Au moment de la réalisation de l'enquête, le Syndicat des enseignants (SE-UNSA, minoritaire) avait d'ailleurs protesté, estimant que la méthode était "problématique". Le ministère de l'éducation avait défendu son approche en soulignant qu'il ne fallait pas craindre de poser des questions "politiquement incorrectes" pour connaître les préjugés des jeunes (Le Monde du 9 juin 2005).
En dehors de quelques exemples, l'éducation nationale ne publie pas les résultats détaillés, question par question, mais une analyse globale des réponses effectuées, selon qu'elles sont apparues plus ou moins "socialement acceptables" dans la société actuelle.
Sur la plupart des thématiques, les jeunes de 2005 répondent de la même façon quelle que soit leur origine : "On ne constate pas de différences notables entre les élèves de zones d'éducation prioritaire et ceux des autres établissements", souligne notamment la DEPP, réfutant ainsi l'idée d'une césure entre jeunes des quartiers populaires et jeunes plus privilégiés. En ce qui concerne le rapport à la loi, les collégiens de ZEP apparaissent même légèrement plus respectueux que leurs camarades.
SCEPTIQUES VIS-À-VIS DES CHÔMEURS
Les attitudes des élèves de 2005 ne diffèrent pas sensiblement de celles de leurs prédécesseurs de 1994, avec une très forte adhésion aux valeurs d'écologie, de tolérance, de solidarité. Sauf sur un point, plutôt étonnant : "Quel que soit leur niveau scolaire (CM2 ou troisième), ils sont assez sceptiques vis-à-vis de la bonne volonté des chômeurs à trouver du travail", indique l'étude, qui pointe une nette augmentation de la proportion d'écoliers et de collégiens considérant que les chômeurs sont au chômage parce qu'ils ne veulent pas travailler.
L'évolution la plus notable concerne le rapport aux règles avec des élèves qui "semblent user d'un libre arbitre assez prononcé". Ainsi, à l'affirmation "Il faut obéir aux lois seulement si on est d'accord avec elles", les écoliers étaient 58,1 % à considérer l'idée "inacceptable" en 1995 ; ils ne sont plus que 38,6 % en 2005. L'évolution est similaire pour les collégiens.
Les auteurs de l'étude soulignent également une "importante régression des attitudes dans le domaine vie scolaire", en particulier des plus jeunes, moins critiques à l'idée de mentir aux professeurs ou de copier lors des contrôles.
La publication de l'étude intervient alors que le gouvernement a introduit au collège, depuis la rentrée, une "note de vie scolaire" destinée à mesurer l'assiduité, le respect du règlement intérieur et la participation à la vie de l'établissement.
Le ministère de l'éducation nationale y voit un moyen de favoriser l'apprentissage de la "civilité" par les élèves. Les syndicats d'enseignants jugent la mesure "rétrograde" et estiment qu'elle constitue une "double peine" pour les élèves déjà sanctionnés dans les classes.
13 septembre 2006
Une jeunesse sous surveillance
05 septembre 2006
"Zidane, il a frappé", la France a adoré
Plus populaire que jamais. A la mi-août, le Top 50 IFOP-Journal du dimanche a consacré Zinédine Zidane comme la personnalité préférée des Français, à l'issue d'une enquête menée entre le 10 et le 18 juillet. Soit juste après la finale de la Coupe du monde de football et le coup de tête infligé en plein plexus à l'Italien Marco Materazzi par le capitaine des Bleus. Détrônant Yannick Noah, Zidane progresse de 17 points, arrive en tête auprès des hommes comme des femmes, des sympathisants de gauche comme de droite. Il rafle 66 % des suffrages chez les 15-24 ans.
L'Italien Marco Materazzi tombe après le coup de tête de Zinédine
Zidane en plein torse, en finale de la Coupe du monde de football à
Berlin, le 9 juillet 2006. |
C'est bien ce qui inquiète les enseignants. Dans la salle des maîtres d'une école primaire parisienne située dans une zone d'éducation prioritaire (ZEP), les remarques fusent, acerbes : "Zidane ? Avant le Mondial, c'était un héros positif, mais contre l'Italie, il s'est comporté comme un élève de cours élémentaire", s'indigne une institutrice. "Des phrases comme "Il m'a insulté, j'ai fait comme Zidane", on va forcément en entendre, alors qu'on passe notre temps à expliquer que l'on ne répond pas à une insulte par un coup", renchérit une de ses collègues. Un troisième ironise : ne faudrait-il pas préciser dans le règlement intérieur que les coups de boule sont interdits dans la cour ?
Quelques jours après la finale, Zinédine Zidane avait présenté ses excuses ("Mon geste n'est pas pardonnable"). Mais il avait aussi affirmé ne rien regretter, "car ce serait reconnaître" que Materazzi "avait raison de dire ce qu'il a dit".
"UNE RÉGRESSION"
La sociologue franco-italienne Michela Marzano, auteur de Je consens, donc je suis (PUF), s'inquiète, comme les enseignants, de la "morale sociale" qui sous-tend ce fameux coup de boule. "Le code d'honneur devient plus important que le respect dû à l'être humain quel qu'il soit. Disons-le, soupire-t-elle, c'est une régression."
Dimanche 3 septembre, en marge du championnat du monde des 10-12 ans (la Danone Cup), qu'il parrainait à Lyon, l'ex-capitaine de l'équipe de France a encore fait amende honorable, rappelant que "le fair-play fait partie de l'éducation". Mais la France l'a pardonné depuis longtemps. Après la Coupe du monde, Jacques Chirac avait évoqué une réaction "compréhensible", alors que Ségolène Royal saluait "sa capacité à défendre farouchement les valeurs auxquelles il tient profondément, en particulier le respect dû (...) à sa soeur".
Pour leur part, les nombreux sponsors de l'ex-numéro 10 sont aux anges. Adidas a créé le site www.mercizidane.fr pour soutenir le joueur, alors que Franck Riboud, PDG de Danone, a évoqué une éventuelle nomination de Zidane au sein de son conseil d'administration. Seule fausse note, il a fallu modifier le slogan élaboré par Mattel, propriétaire du jeu de Scrabble, qui souhaitait adresser un clin d'oeil au joueur après le Mondial. Selon Le Point daté du 3 août, "Il n'y en aura toujours qu'un seul" a remplacé : "Maintenant, il va falloir ne jouer qu'avec la tête"...
Totalement dédramatisé, le coup de sang de Zidane s'est décliné en divers produits dérivés : montages vidéo fantaisistes sur Internet, tee-shirts "à message" imprimés à la hâte, et même le tube de l'été. La Danse du coup de boule, du groupe La Plage, a été bricolée sur une table de mixage le lendemain de la finale : des paroles qui n'ont rien d'inoubliable ("Zidane, il a frappé, la Coupe on l'a ratée, mais on a quand même bien rigolé") plaquées sur une musique sautillante vaguement africaine.
Diffusée le même jour sur le Web, la rengaine est mise aux enchères entre les majors et achetée le mercredi soir - pour un montant non révélé - par Warner Music France. Fin août, 350 000 singles avaient été écoulés, sans compter plusieurs millions de téléchargements. Un score largement supérieur à la diffusion moyenne d'un tube de l'été. Des versions de La Danse du coup de boule ont été réalisées pour la Grande-Bretagne et le Japon, entre autres.
On ne touche pas à Zinédine Zidane. Lilian Thuram - qui devait jouer mercredi 6 septembre contre l'Italie, en match de qualification pour l'Euro 2008 - a quand même fait entendre sa différence. "Ce n'est pas la première fois que Zidane agit ainsi. Je crois que Materazzi l'a provoqué, mais Zizou s'est trompé", a jugé le recordman de sélections en équipe de France. Membre du Haut Conseil à l'intégration, Lilian Thuram doit se sentir un peu seul.
01 septembre 2006
Un clip de rap met le commissariat de Nantes en émoi
a préfecture et la police de Nantes ont dénoncé, jeudi 31 août, la diffusion d'un clip tourné par un groupe de rap nantais mettant en scène des images de violence envers des policier. Intitulé Colt 44 et interprété par les chanteurs Tipikal et K-P ster, il est téléchargeable librement sur Internet.
Il présente des images d'armes, de drogue, avec des paroles telles que "J'emplis Waldeck [le commissariat de Nantes] de gaz moutarde, je fais ça à la russe", entre autres menaces envers les forces de l'ordre.
"Ce clip, tourné en utilisant une moto volée, présente un rodéo dans un
quartier entraînant un attroupement d'une soixantaine de personnes
hostiles aux forces de l'ordre qui ont dû intervenir sous les
caillassages et les projectiles divers pour rétablir le calme. Et ce,
sans se douter un instant d'être acteurs malgré eux d'un tel clip", relève le syndicat de police Alliance.
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Le syndicat considère qu'il incite "à la guérilla urbaine, à la haine contre la police, au terrorisme et au viol" et s'est dit "outré"
d'apprendre que le groupe de rap avait bénéficié d'une subvention de
700 euros accordée en 2005 par la mairie de Nantes via le Comité local
d'aides aux projets des jeunes (CLAP).
La mairie a assuré jeudi dans un communiqué désapprouver "la violence véhiculée par certains propos et scènes du clip" et condamner "fermement, par principe, toute incitation à la violence". Selon elle, ses services "avaient marqué leur désaccord
après avoir pris connaissance du script détaillé présenté par les jeunes en octobre 2005" mais les jeunes n'avaient pas accepté de modifier leur projet.

Le préfet Bernard Boucault a contacté la justice pour envisager "les suites susceptibles" à cette affaire. La police, qui a alerté le ministère de l'intérieur, a commencé un "travail technique" de constatation sur le clip, afin de réunir des éléments qui pourraient être transmis au parquet de Nantes.
Selon l'enquête du ministère de l'éducation nationale, la génération
2005 est très sensible à la lutte contre les discriminations, à
l'écologie ou à la liberté d'expression.
L'Italien Marco Materazzi tombe après le coup de tête de Zinédine
Zidane en plein torse, en finale de la Coupe du monde de football à
Berlin, le 9 juillet 2006.