25 mai 2007
Quelle misére !
Si le pronostic vital des deux camarades de classe qui se sont défenestrées jeudi soir n'est plus engagé, les médecins ignorent encore quelles seront les séquelles.
Elles étaient élèves dans la même classe du collège Laetitia-Bonaparte d'Ajaccio et se sont défenestrées jeudi soir, à une demi-heure d'intervalle, des domiciles de leurs parents respectifs. Les deux adolescentes, deux très proches amies, sont désormais hors de danger mais demeurent grièvement blessées. "Les médecins nous disent que le pronostic vital n'est plus engagé pour les deux adolescentes mais qu'elles souffrent de blessures graves, notamment des fractures multiples, et qu'ils ignorent encore les séquelles qui en découleront", assure un haut responsable de la police. Elles étaient, jeudi soir, dans un état critique.
La première, âgée de 14 ans, a sauté vers 19h30 du 3e étage d'un appartement situé sur l'artère principale d'Ajaccio, et la seconde, âgée de 15 ans, l'a imitée peu avant 20 heures, du 2e étage d'un immeuble d'un quartier périphérique de la ville.
« Il s'agit de deux tentatives de suicide concertées. Nous savons qu'elles ont échangé des messages téléphoniques, l'une disant à l'autre ‘Tu sautes, je saute’, peu avant le premier drame », a expliqué le procureur d'Ajaccio, José Thorel. Chez la première, les policiers ont trouvé un message écrit annonçant son intention de sauter par la fenêtre, a indiqué une source proche de l'enquête, refusant toutefois d'indiquer si l'adolescente a motivé ou non son geste.
Dans la soirée, de très nombreux policiers de la Sécurité publique ont établi une liste de tous les camarades de classe des deux jeunes filles et contacté les parents "pour éviter une contagion si jamais il s'agissait d'un jeu de défis morbides tels que l'on peut en trouver dans tout le pays sur internet, dans les blogs de collégiens ou lycéens", a annoncé le procureur, qui a ouvert une enquête préliminaire pour «incitation au suicide».
Le collège Laetitia-Bonaparte doit accueillir ce vendredi matin une cellule d'aide psychologique pour les élèves. Mais les policiers ont élargi dès jeudi soir leurs recherches au collège Saint-Paul d'Ajaccio, les mots retrouvés dans leurs premières investigations comportant des noms d'élèves de cet établissement.
18 mai 2007
Ils ont avoué avoir mis le feu à un homme :
Deux hommes, âgés de 22 et 26 ans, ont été mis en examen jeudi soir et écroués pour avoir mis le feu à un passager du métro de Lyon qui s'était endormi dans une rame dimanche matin, a-t-on appris de source judiciaire. Les deux hommes ont reconnu les faits, qualifiés d'"actes gratuits", par la justice. Ils ont été mis en examen pour "coups et blessures volontaires avec ITT (incapacité totale de travail) supérieure à 8 jours en réunion, avec arme, et dans un moyen de transport collectif", ce qui constitue des circonstances aggravantes, selon cette source.
Dimanche matin, vers 6 heures 30, les deux jeunes Lyonnais, sans emploi, entrent dans une rame de la ligne A du métro à la station Bellecour, où ils aperçoivent un passager d'une trentaine d'années, endormi sur une banquette, vraisemblablement ivre. Les deux jeunes hommes, dont le casier judiciaire présente notamment des condamnations pour faits de violences, mettent alors le feu au pantalon du passager, qui s'enflamme. A l'arrêt suivant, les deux comparses alertent d'autres passagers avant de s'enfuir. Le métro est stoppé vers 7 heures pour que les pompiers prodiguent les premiers soins.
Brûlé au 3e degré
La victime présente des brûlures au troisième degré sur 7% du corps, notamment à une jambe. Un premier bilan médical fait état de 90 jours d'ITT, selon la même source. Les deux auteurs présumés, dont l'enquête n'a pas encore permis de savoir s'ils connaissaient leur victime, ont été interpellés mardi par la police, grâce aux caméras de surveillance présentes dans le métro et placés en garde à vue.
